Réflexion #2 : Eduquer

Famille, Reflexions

Au moment d’avoir des enfants, nous nous sommes demandés quelle éducation nous voulions leur donner. Pendant un temps, nous nous sommes dit que l’écoute devait être notre priorité, pour que nos enfants se sachent entendus et apprennent à leur tour à s’écouter eux-même et à écouter attentivement les autres. Et puis le mot « éduquer » avait quelque chose de plus en plus de l’ordre du dressage et de moins en moins de l’ordre de l’épanouissement de l’enfant, en tout cas dans mon esprit.

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L’année dernière, lors d’une formation parentale à l’Eglise Saint Ignace chez les Jésuites, le prêtre a souligné l’étymologie du mot « éduquer » : il vient des mots latins educare et educere ou ex ducere, et signifie « envoyer vers », « guider hors », « faire sortir », « élever ».

Lorsque que nous voyagions en Asie, j’ai été prise de culpabilité vis à vis des enfants, de les traîner de temples en temples, de les faire marcher, de suivre notre programme, nos envies, et pas forcément les leurs, en tout cas pas autant qu’ils  le souhaiteraient.

Puis je me suis souvenue de ce que ce le père Miguel avait dit, qu’il fallait que notre regard porte au delà de nos enfants, que notre horizon soit lointain pour pouvoir les envoyer dans un monde vaste et plein d’opportunités et de choix de vie.

Pendant ces trois mois, nous avons vu les enfants s’ouvrirent, apprendre à regarder le côté positif des choses et à faire face aux contrariétés matérielles. Si nous les avions écoutés, si nous avions répondu à leurs besoins exprimés, ils n’auraient sans doute pas eu autant d’occasions de prendre sur eux et de découvrir leurs propres ressources.

Et parce que nous étions loin de tout et isolés des distractions quotidiennes, nous avons été attentifs à eux et disponibles pour les accompagner et leur parler, les écouter et faire les pauses nécessaires. Nos relations s’en sont trouvées grandies.

Notre voyage a eu ses hauts et ses bas, ses grands moments de joies et ses périodes de désolation et d’énervement, mais en tout cas, il nous a tous sorti de notre zone de confort, et c’est comme ça qu’on a tous grandi.

Maintenant, il va falloir continuer sur notre lancée dans notre quotidien parisien : trouver de nouveaux horizons !

 

 

 

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