Corée du Sud #10 : Séoul traditionnelle

Famille, Voyages

Nous sommes arrivés à Séoul avec la pluie. Une pluie battante, terrible, qui a fait débordé la petite rivière à côté et inondé les maisons autour : le lendemain matin, les ravages sont impressionnants sur les rives. Et partout dans le quartier, les pompes sont en marche pour vider l’eau des sous sols. Du coup, on a oscillé entre musées d’art moderne et musée d’histoire, en attendant le retour du soleil pour découvrir les palais.

Dans le MMCA (Museum of Modern and Contemporary Art), on a découvert le programme EAT : experiment with artists and engineers, ou comment la collaboration entre artistes et ingénieurs permet aux uns de réaliser leurs œuvres les plus folles et aux autres de découvrir de nouvelles applications à leurs avancées technologiques.

A Séoul particulièrement, les traces de l’occupation japonaise (1910-1945) et de la guerre de Corée sont mises en avant, avec des musées et des mémoriaux, notamment. Et les traces physiques du passage des Japonais sont effacées peu à peu, les bâtiments abattus ou ré-ouverts en Musée, comme celui sur les femmes de réconfort coréennes.

 

Et c’est ainsi que les palais des rois de la dysnatie Joseon (1392-1897) sont en fait pour la plupart des reconstructions. Certains palais ont été détruits lors de l’invasion japonaise de la fin du XVIème siècle, et d’autres modifiés pendant l’occupation de la première partie du XXème siècle. Mais les Séoulites en sont fiers, et poussent les visiteurs à préserver l’authenticité des lieux en s’y promenant en tenue traditionnelle : l’entrée est gratuite pour les porteurs de Hanbok, nom des tenues traditionnelles.

Au Leeum, la fondation de Samsung, trois architectes (Nouvel, Koolhas et Botta) ont collaboré (ou pas, parce que l’ensemble est finalement assez disparate) pour créer trois ensembles  : un pour la collection historique, un autre pour la collection d’art moderne et un autre comme centre d’éducation pour les enfants.

Le musée National de Séoul est immense et impressionnant. Et quand on voit côte à côte les collections chinoises, japonaises et coréennes, on voit nettement les ressemblances entre la Chine et la Corée et la différence d’avec le Japon, qui se tient à part.

On passera aussi à l’Arario Space Museum, sorte de collection disparate de pièce d’art moderne, notamment des pièces britannique du courant  Young British Artists.

Le palais principal, le Gyeongbokgung, reconstruit à la fin du XIXème siècle, a été lui aussi reconstruit sous influence chinoise, pensé comme un petit palais de Pékin, mais avec des bâtiments coréens (sauf un, une sorte de pagode chinoise qui servait de bibliothèque).

Deux autres palais sont mieux préservés, avec un jardin secret, réservé à la noblesse de l’époque. Ils sont plus modernes aussi, parce qu’habités jusqu’à la fin des années 1980.

Entre les palais, un petit quartier de maisons traditionnelles jouxtent de grands immeubles, une agréable balade, et une belle vue sur le centre de Séoul.

Et plus loin, le sanctuaire où reposent les tablettes mortuaires des rois et reines de la dernière dynastie Joseon. Les corps sont dans des tombeaux à l’extérieur de la ville et les esprits ici, et c’est ici qu’on vient leur rendre hommage et leur porter des offrandes deux fois par an.

C’est ici que la guide lèvera les mystères des idéogrammes chinois présents partout : non, ce n’est pas du chinois, mais du Coréen écrit en chinois (même si les Chinois peuvent le comprendre… en chinois!). Le Coréen serait en fait une langue isolat, sans lien avec aucune autre. Son alphabet a été inventé au XVème siècle, mais repris dans les textes officiels et dans les examens impériaux qu’en 1894. Jusqu’à récemment, seuls les historiens et autres universitaires apprenaient le chinois écrit, la plupart des Coréens apprenaient l’anglais et le japonais. Maintenant, comme partout, ce dernier cède la place au chinois (oral et écrit), pour des raisons économiques. Les idéogrammes qui parsèment les rues ne sont pas signe d’une bilingualité des Coréens, mais juste là pour faire beau.

A Séoul, on passe des palais aux grands buildings en quelques pas, pour aller ensuite, à travers un quartier traditionnel préservé, se reposer près de l’eau, dans un parc, dans un square. Malgré sa taille, Séoul est une ville très agréable à vivre. Surtout grâce à ses zones de repos aménagées partout : des petits espaces surélevés dans les parcs, des salons de lecture dans les centre commerciaux, des salles de travail/rencontres dans le métro. C’est une autre différence frappante d’avec  le japon : les Séoulites vivent dehors, les uns avec les autres. Et les Coréens lisent beaucoup! Partout des livres, dans les gares, les musées et des librairies qui ressemblent à nos bibliothèques!

Enfin, en ce moment c’est agréable, mais Séoul est une ville normalement très polluée : elle est victime de la pollution venant de Chine, mais aussi de ses propres centrales au charbon, qu’elle ne cesse de construire… A tel point qu’à Séoul, dans certaines écoles, les enfants ne peuvent pas sortir jouer dehors et ont désormais des salles de sport virtuelles : ils envoient leur ballon non pas dans un but, mais sur un écran qui simulera la trajectoire du ballon.

 

 

 

 

 

 

 

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