Corée du Sud #3 : Gyeongju

Famille, Voyages

Autre excursion au départ de Busan, Gjeongju, capitale historique de la Corée pendant la période Silla, du Ier siècle au Xème siècle. Mais c’est la fin de la période le moment le plus important, avec l’unification de la péninsule coréenne pendant l’ère des trois royaumes, du VIIème au Xème siècle. Le royaume de Silla atteint alors un haut degré de développement, sa capitale Kumsong (actuelle Gyongju) ayant peut être compté jusqu’à un million d’habitants.

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La ville est aujourd’hui connue pour ses tumuli, tombes princières somptueuses qui ne laissent rien deviner sous leur rondeur herbeuse, le temple de Bulguk Sa et la grotte de Seokguram, qui contient ce qui est considéré comme un des ensembles esthétiques bouddhistes les plus aboutis.

On a commencé par la grotte de Seokguram, perdue dans la forêt et plutôt bien préservée, mais le bouddha est désormais derrière une vitre, du coup il semble un peu lointain, même s’il est très finement sculpté dans le granit. Il date du XVIème siècle, et à part quelques modifications faites par les Japonais pendant l’occupation à la « grotte » elle-même, les ensembles de sculptures sont intacts depuis tout ce temps.

On raconte que le fils d’une famille de pauvre villageois avait insisté auprès de sa mère pour que celle-ci, malgré sa pauvreté, fasse un don important au temple local. Il était mort peu de temps après que sa mère ait obtempéré. Quelques semaines plus tard nait dans la famille de noble voisine un bébé tenant une pièce dans sa main portant le nom de cette famille pauvre : c’était la réincarnation du fils. Un fois grand, il fit venir la mère de son ancienne vie vivre avec sa mère actuelle et fit construire Seokguram pour sa première mère et Bulguk Sa pour la seconde.

Après un long chemin pentu, nous arrivons à Bulguk Sa, temple aux bâtiments très resserrés et fourmillant de détails amusants, comme des poules qui forment  les avancées des charpentes, un sanglier d’or, des pagodes en granit… Et le tout très coloré, comme toujours.

Ensuite, après un petit trajet en bus, on arrive au parc des tumuli, et on traverse d’abord un étrange jardin botanique, avec des fleurs partout et un tunnel de courges!

Puis les tumuli se détachent peu à peu, tous ronds et doux, on a tous très envie d’aller rouler dessus… Sous leur apparente simplicité, ils cachent en fait une construction complexe à base de bois, de pierres, de sable et de terre pour que le réceptacle en bois contenant les corps et trésors ne soit pas écrasé par le poids de la terre et des pierres qui le recouvrent. Nombre de ces tombes ont été pillées, mais celles qui restent donnent un aperçu de la richesse de cette période, avec foison de bijoux, de parures équestres, de poteries fines, d’herbes venues de contrées lointaines….

Non loin, on trouve aussi la tour astronomique, qui reste un mystère : 362 pierres la composent (soit le nombre de jour du calendrier lunaire alors en vigueur), 12 couches de pierres sont sous la fenêtre, 12 au dessus, pour un total de 27 couches (elle a été bâtie pendant le règne de Seondeok, 27 reine de Silla). Elle est remplie de terre jusqu’à la fenêtre. Devant, un exemple de coordination vestimentaire très en vogue en Asie : les couples s’habillent pareil, les fratries ont les mêmes tenues… toujours surprenant !!

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On rempli vite les gourdes et on  repart prendre le train pour rentrer à Busan!

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