Japon #10 : Kyoto

Famille, Voyages

Après le wwoofing, une petite semaine pour découvrir Kyoto. Ça a mal commencé : on était fatigué par notre semaine de grosse chaleur, tous énervés les uns contre les autres, mais au bout de deux jours, c’était pour le meilleur : on est maintenant bien organisé, et on a bien profité de cette magnifique ville et de ses environs. Et Kyoto, c’est la ville des temples, la ville siège impérial entre 794 et 1868, la ville du pavillon d’or (je recommande fortement le roman éponyme de Mishima , c’est juste bouleversant)… et de bien d’autres trésors!

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Le pavillon d’Or… on a tous la même photo!

La gare, déjà, est une œuvre d’art à part entière, comme un écrin s’inscrivant parfaitement dans la ville.

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La gare de Kyoto par l’architecte Hara Hiroshi

En sortant de la gare, sous la chaleur, nous avons commencé par deux magnifiques temples.

Le lendemain, tout droit vers le pavillon d’or. C’est blindé de touristes et de boutiques de  souvenirs (les marchands du temple, partout présents…), la magie n’est pas trop au rendez vous (bon, ce n’était pas forcément le bon moment dans la journée, trop de lumière directe, aussi) je m’en étais fait une telle idée avec le roman de Mishima, que je suis un peu déçue. Dans son roman, un jeune homme bégaie et en souffre énormément, à tel point que tout idée de beauté lui est insupportable. Il décide alors de mettre le feu au pavillon d’or qui représente pour lui l’essence même de la beauté et de mourir dans ses flammes. Le pavillon d’or a vraiment été incendié en 1950 et reconstruit à l’identique en 1955, ils en ont même profité pour dorer l’étage inférieur qui ne l’était pas avant.

Ici, sans doute à cause des tremblements de terre et des typhons, l’éphémère et le pérenne n’ont pas les mêmes statuts qu’en Europe, où on va valoriser des pierres de plusieurs centaines d’années. C’est le concept plus que la réalisation qui est mis en avant, le process plus que le résultat, le geste du peintre plus que la peinture, l’architecture plus que le bâtiment, qui pourra donc être reconstruit, à l’identique ou presque, autant de fois que nécessaire, sans perdre de valeur artistique.

En revanche, le jardin du temple Ryoan est superbe : un jardin de pierres, identique depuis 1300 ans, considéré comme le plus parfait jardin minéral du monde. Il donne vraiment instantanément une impression de sérénité. On pourrait rester des heures à observer les veines des rochers et l’arrangement des pierres au milieu des cailloux blancs. Les enfants voudraient rester dessiner et peindre, mais il fait vraiment trop chaud…

C’est au palais impérial que nous découvrons le « orange » de Kyoto, que nous allons ensuite revoir partout. Et il y a des balançoires juste à côté! J’adore!

Après une rébellion des enfants suite à une overdose de temples, on va à l’aquarium de Kyoto. Fiston ne sait plus où donner de la tête. Mais les filles et moi sommes un peu choquées par la taille des aquariums, ridiculement petits. On a même vu des poissons rouges dans des bocaux dans un arrangement certes magnifique, mais quand même…

Ensuite, on file à la maison de Kawaï (sic) Kanjiro, un potier, écrivain, peintre, poète… de la première moitié du XXème siècle. Sa maison est le symbole même de ce que peut être la recherche de l’harmonie et de la finesse japonaises. Une succession de petites vignettes chaleureuses, sereines, simples et pourtant on passerait des heures à en goûter chaque détail…

On termine en se promenant dans Gion, temple du tourisme à Kyoto…

Et pour notre dernier jour, on file au musée d’Art moderne admirer davantage de poteries de Kanjiro, et surtout chercher des artistes contemporains japonais, qu’on trouve! Mais les plus belles pièces ne peuvent être photographiées, c’est dommage… L’avis de notre dernière : c’est trop moche, papa, tu ferais mieux de regarder les murs…

On fait nos adieux à Kyoto sur la colline du Fushimi Inari, encore un temple, mais dédié au kami Inari, représenté sous la forme d’un renard, alors ça passe bien auprès des enfants. En bas de la colline, c’est la foule des touristes, alors on bifurque vite dans un petit chemin pour aller directement au sommet par derrière.

On ne croise que deux ou trois personnes sur ce chemin, il est raide, perdu dans la nature, parfois on borde les habitations avec le petit cimetière comme tampon entre la nature et la ville. Arrivés en haut, on est quasiment seul, la nuit commence à tomber, c’est très beau.

On redescend en faisant un pause pour admirer le coucher du soleil sur la ville et on rentre doucement chez nous…

Au revoir Kyoto…

 

2 réflexions sur “Japon #10 : Kyoto

  1. C’est magnifique ! Résolument là où on voudrait aller si on s’envolait pour le Japon 🙂
    Je suis impressionnée par l’endurance de vos loulous ! Bravo à tous !

    J'aime

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